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Le Figaro

Votre agence occupe un créneau très particulier ?

Oui comme son nom l’indique, Waterfront Property, qui existe depuis presque 30 ans, s’est spécialisée dans la vente, entre Menton et Saint-Tropez, de biens les pieds dans l’eau, il faut donc un accès direct à la mer et aucune route devant.

A l’époque, nous en avions répertoriés 1957, nous en avons depuis visités environ 1000. ll s’agit donc d’un marché que nous connaissons parfaitement. ll est difficile de trouver des biens à moins d’1,5 million d’euros car ils sont rares sur la Côte d’Azur. En général, ce sont des biens de famille dont on ne veut pas se séparer, même si les circonstances (héritage indivision) obligent parfois à vendre.

Comment se porte le marché ?

Depuis 2008, nous subissons les contrecoups d’une crise économique sans précédent. Le marché a subi une baisse de 20 à 25 %, mais cela a permis d’assainir le marché car nous étions arrivés à des prix qui n’avaient plus aucune justification.

Nous avons quelques biens en dessous de 2 millions comme cette maison proche de l’aéroport de Nice (140 m² habitables, 200 m: de terrain, directement sur la plage à 1 890 000 euros), mais l’essentiel de l’offre se situe dans une fourchette entre 3 et 15 millions d’euros pour parfois atteindre des montants très élevés. Une demeure Belle Epoque sur la côte varoise, avec son parc de 4 000 m² a trouvé acquéreur pour environ 12 millions d’euros. Notre clientèle est essentiellement Française, puis européenne (Belge, Hollandaise, Suédoise).

Et les Allemands sont de retour tandis que les Russes ont totalement disparu.

Quels conseils pourriez-vous donner ?

Un acquéreur n’a souvent pas assez d’éléments de comparaison. De plus, on ne peut plus construire sur le littoral hors des zones urbaines.

ll doit donc faire appel à des professionnels, qui, comme nous, travaillent avec rigueur, dans le souci du respect des lois et de la confidentialité. Tout en étant conscient que son rêve a un prix : les tarifs doublent par rapport à un bien vue mer.

Pour un vendeur il faut faire expertiser son produit ; il suffit ensuite de « coller » au prix du marché pour qu’il le vende.

Car le « pieds dans l’eau » tient le cap !

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